Ce matin à 6 heures, un impressionnant dispositif policier a bloqué la rue de la mosquée à la Roche sur Yon. C’est sur le parking de cette mosquée que cette grande famille avait été hébergée avec l’aide de la ville depuis 2 mois. Les 50 gardes mobiles nous ont empêchés d’approcher et d’aller apporter un minimum de soutien humain à cette famille.
Cette famille est arrivée au CRA de Rennes dans la matinée.
La préfecture de Vendée et la préfecture du Bas Rhin par où ils sont d’abord passés veulent les réadmettre en Pologne.
Or la Pologne leur a déjà refusé l’asile. Un enfant y a été agressé par des inconnus non polonais. La mère de famille et ses 8 enfants sont alors retournés 7 mois en Tchétchénie, ce qui normalement les autorise à redemander l’asile dans un autre pays. Mais les nombreux documents qu’ils ont fournis n’ont pas été jugés probants !
Un recours allait être déposé devant le Conseil d’Etat, mais la préfecture de Vendée n’a pas laissé le temps. Même le maire de la ville de la Roche sur Yon, propriétaire des lieux n’a pas été prévenu.
6 enfants étaient scolarisés de puis la rentrée : 4 au collège Renoir, 1 à l’école primaire Victor Hugo et 1 en maternelle. Leurs cahiers joliment décorés sont restés dans le mobil home.
La famille bouleversée, en détresse, avec les enfants en pleurs, a seulement pu contacter la bénévole de la Cimade qui les suivait depuis plusieurs semaines.
Arrivés sur place, aucun membre des associations qui les ont soutenus depuis leur présence à La Roche sur Yon (Vendée) n’a été admis à les assister, les réconforter, lors de cette opération. Le fort dispositif de sécurité empêchait tout contact avec la famille et même tout accès à la rue.
Rien ne justifiait l’heure, l’urgence et un tel déploiement des forces de l’ordre.
Dans quel état se trouvent les enfants ayant subi une telle interpellation matinale ?
Au-delà de la violence inhérente à un tel évènement, il convient de préciser que le plus jeune des enfants est atteint d’une pathologie cardiaque ayant nécessité une opération lourde. L’avis d’un cardiologue pédiatrique est indispensable avant tout long déplacement.
Une nouvelle fois, on stigmatise ceux qui aident des personnes en détresse, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance et on crée, sous la pression d’un ministère de plus en plus répressif, un climat malsain, propice à toutes les interprétations.
Une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice.
Voir la vidéo
http://www.dailymotion.com/video/xlcd1z_expulsion-de-8-enfants_news
Expulsion de 8 enfants par legrognard85
Appel à fax/mail urgent pour une famille tchétchène de Vendée a été placée en rétention au CRA de Rennes
Demandez la libération de cette famille, car elle n’a rien à faire vers la Pologne et le père est toujours recherché en Tchétchènie comme ils ont pu s’en rendre compte et c’est ce qui a provoqué leur deuxième exil vers la France. Vous pouvez protester aussi sur la forme de cette expulsion. Les 2 élues présentes n’ont pu s’approcher que lorsque le bus emmenait la famille. Aucun des amis et des soutiens n’ont pu approcher.
Un avion est en partance pour la Pologne dès demain !
ECRIVONS ! SOUTENONS !
Nous demandons à chacun, chacune d’intervenir poliment et fermement auprès de :
- Préfecture du Bas-Rhin qui est en charge du dossier
-
par fax
- 03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)
- 03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)
- 03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)
Quand on n’a pas de fax : http://fax-gratuit.net/tt/index
-
Préfecture de la Vendée qui a organisé cette expulsion de façon inqualifiable.
- Téléphone 33 2 51 36 70 85
- fax +33 2 51 05 51 38
- Service des étrangers 02 51 367273
D’autres informations complémentaires suivront
RESF 85 06 76 12 92 79
mardi 27 septembre 2011.
Dernière nouvelle : le bébé de 2 ans serait à l’hôpital (Il avait déjà été opéré du coeur). Le vol de demain serait reporté… La Famille DZHANARALIEV, d’origine tchétchène et vivant en Vendée a été placée en rétention à Rennes avec ses 8 enfants dont un enfant de 2 ans. L’expulsion s’est déroulée avec un important dispositif policier.
J’ai honte pour vous ! J’ai honte pour la France !
Monsieur le Préfet
Permettez-moi de vous dire mon indignation en apprenant les conditions dans lesquelles s’est faite l’arrestation de la famille Dzhanaraliev à 6h hier matin.
- Y avait-il menace de trouble à l’ordre public pour justifier un tel déploiement de force : une cinquantaine de gardes mobiles, policiers et représentants de la préfecture ?
- La République était-elle en danger pour justifier l’heure et empêcher tout contact avec la famille et même tout accès à la rue ?
Comment avez-vous pu décider une arrestation et un placement en centre de rétention de cette famille alors que :
- un recours en Conseil d’Etat est déposé ?
- le 22 septembre, la cour de justice européenne, par la voix de son procureur général, a statué sur le fait que des demandeurs d’asile ne peuvent être transférés vers un autre état membre, lorsqu’il y a pour eux un risque d’une atteinte grave aux droits que la Charte des droits fondamentaux leur garantit, ce qui est le cas pour cette famille ?
Comment avez-vous pu ordonner une telle opération avec un tel déploiement des forces publiques sans penser aux nouveaux traumatismes que subiraient les enfants eux qui ont déjà subi ces mêmes cauchemars dans leur pays ?
- Parce qu’une nouvelle fois, sous la pression d’un ministère de plus en plus répressif, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance,
- Parce qu’une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice.
Je vous demande de faire libérer cette famille et de lui permettre de se reconstruire dans la paix et la tranquillité parce que
"Chaque fois qu’une personne est poursuivie ou maltraitée dans le monde, pour moi, elle est française, parce que la France est la patrie des droits de l’homme ". Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, le 24 août 2007, à Arcachon
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de la considération que mérite votre empressement à appliquer la politique du gouvernement.
Un(e) citoyen(ne ) : signature










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