L’Université de Strasbourg, unifiée depuis le premier janvier 2009 connait actuellement un important mouvement social pour la défense des personnels vacataires et contractuels d’enseignement.
En ce 23 Juin, près de 500 personnels du campus de Strasbourg, universitaires ou agents des EPST, vacataires, contractuels et surtout titulaires ont apporté leur soutien à ce combat sur une pétition locale. Mais le développement de la précarité des personnels dans les services publics est aujourd’hui un enjeu national. Nous considérons que toute avancée strasbourgeoise sur ce dossier pourrait avoir un effet d’entrainement sur vos établissements.
"Agir ensemble pour une Université démocratique"
(SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SUD Education UDS, SNPREES-FO, SNTRS-CGT, SES-CGT) et le collectif CONVACS
Une partie importante des enseignements à l’UDS repose sur l’activité
de 4465 vacataires dispensant de quelques heures de cours pour les
plus nombreux à plus 500 heures pour les plus engagés. Alors que pour
la plupart d’entre eux cela représente une activité complémentaire Ã
une activité principale, pour plusieurs centaines de collègues il
s’agit en réalité d’une part substantielle, voire exclusive, de leurs
revenus.
Alors que le second semestre s’achève, certains vacataires ayant
accompli toutes leurs démarches administratives ne sont toujours pas
payés, y compris pour le premier semestre. D’autres ne disposent pas
encore de leur contrat de vacation pour l’ensemble de l’année. Cela
ne fait qu’aggraver leur précarité.
Rappelons que la part et le nombre des enseignants non titulaires,
qu’ils soient vacataires ou contractuels, augmentent au fur et Ã
mesure du désengagement de l’État suite à la loi LRU et à la
politique de réduction du nombre de fonctionnaires.
L’intersyndicale AGIR Ensemble et le collectif CONVACS combattent les
effets néfastes de ce désengagement de l’État. Ils ont demandé et
obtenu la mise en place d’une Table de négociation avec la Vice-
présidence des Ressources Humaines. Elle a pour but d’élaborer une
Convention de gestion qui reconnaisse la réalité de la contribution
de ces collègues enseignants non titulaires. Dans un premier temps
nous travaillons à contractualiser une quinzaine de collègues
assurant des services allant d’un mi-temps à plus d’un temps plein,
souvent depuis de très nombreuses années.
Aujourd’hui, après plusieurs réunions, la vice-présidence limite la
contractualisation à deux ou trois personnes (ceux qui assurent un
temps complet de 384h TD au moins). Elle se refuse à octroyer aux
autres des contrats à temps partiel avec des arguments politiques et
financiers qui ne sauraient tenir au regard du faible nombre de
candidats et de la situation injuste dans laquelle ces derniers se
trouvent.
La direction de l’UDS peut-elle continuer à traiter les enseignants
vacataires non titulaires comme un personnel subalterne, disponible
en permanence et au plus bas prix ? Peut-on accepter que des
collègues dévoués, aux compétences professionnelles reconnues et dont
certaines de nos composantes ont besoin, stagnent dans la précarité ?
Ce ne serait pas digne de notre université qui se réclame d’une
tradition humaniste et qui vise aujourd’hui à l’excellence.
Les personnels de l’Enseignement supérieur et de la Recherche français signataires soutiennent les demandes suivantes de leurs collègues strasbourgeois, exemplaires de la lutte contre la précarité dans ce secteur :
- 1. Le règlement des salaires des vacataires encore impayés malgré des interventions répétées de CONVACS et « Agir ensemble »
- 2. La contractualisation urgente des enseignants vacataires assurant des enseignements équivalant à environ un mi-temps ou plus depuis plusieurs années (une quinzaine de personnes recensées aujourd’hui)
- 3. Une Convention de gestion des non titulaires leur garantissant des droits, une dignité et un véritable statut au sein de la communauté universitaire.







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